Fille des Villes ou Fille des Champs ?

Analyse de mon cerveau, chapitre… Oh, je ne vais pas les compter parce qu’il y en a trop que c’est pas encore fini ! Aujourd’hui, c’est mon mode de vie qui passe au crible.

Je suis née en province, en Savoie plus exactement. J’y ai vécu par intermittence. Papa militaire oblige, on déménageait souvent. C’était un déchirement à chaque fois. C’est que je les aime mes montagnes ! Elles m’ont toujours inspiré. J’avais l’impression de me sentir plus libre et en même temps protégée.

Et puis, les montagnes, c’était aussi mon grand-père, jusqu’à ce que mes grands-parents déménagent.

A part en Savoie, j’ai aussi vécu en région parisienne. Et j’y vivais lorsque mes parents se sont séparés. C’est pour ça que j’y suis restée. Par défaut.

J’ai toujours dit que de toute façon, je n’étais pas une fille de la ville. Que j’aimais trop la nature, l’espace… C’est le genre de chose que tu dis comme quand tu dis que de toute façon, travailler devant un bureau n’était pas pour toi, vous voyez ?

Je vis donc depuis mes 14 ans aux portes de Paris. J’avais pour projet de partir en province dès que j’en aurai l’occasion. Mais que pour les études puis pour mes premières expériences professionnelles, pour des questions pratiques, Paris serait plus judicieux.

C’est ce que je pensais il n’y a pas longtemps.

Si vous vous souvenez bien, j’ai déménagé cet été. Un appartement plus grand et un peu plus éloigné de Paris, en bordure de forêt.

Sur le coup, j’étais ravie. Déjà enthousiasmée par sa taille, j’avais enfin un vrai appart et plus un studio d’étudiante. Mais aussi pour cette sensation de nature, un peu campagnarde.

Mais ces derniers temps, mon enthousiasme s’est un peu essoufflé. C’est lié à mon changement ces derniers temps ou plutôt mon réveil et à toutes ces envies et projets qui vont avec.

Et je me rends compte que finalement, la vie en province n’est peut-être pas faite pour moi. Ou en tout cas pas encore.

J’ai cette sensation d’être parisienne.

Un exemple, j’aime me balader parfois le soir. Sortir sur un coup de tête, arpenter les rues, de la musique dans les oreilles. Je ne peux plus le faire.  Je n’ai rien à proximité. Dès que je veux aller quelque part, il me faut le scooter. Et parfois, je n’ai pas envie de rouler, juste de marcher. Alors oui je pourrai aller me balader en forêt mais comment dire ? La nuit, je ne suis pas super rassurée parce que même si je ne suis pas trouillarde, je ne veux pas tenter le diable.

Et j’aime l’animation dans les rues, les lumières, les bâtiments, tout. Autour de chez moi, tout est trop calme.

Et je dois dire que tout ça me travaille pas mal. Quand j’ai une idée en tête, je l’ai pas ailleurs et en ce moment, je fais une fixette sur le fait de vivre de l’autre côté du périph.

Alors je pourrai déménager. Après tout, je ne suis pas mariée à cet appart. Sauf que l’avantage est qu’il est à un prix défiant toute concurrence. Je ne pourrai pas retrouver la même chose pour le même prix dans le coin que je veux. Alors je dois prendre mon mal en patience.

J’ai pour projet d’économiser pour acheter un appart. Je n’ai pas de vie de couple, pas d’enfant et je ne suis qu’au tout début de ma carrière. Alors j’ai l’impression que ça pourrait être la première étape de ma vie d’adulte. La première marche pour construire quelque chose, solidifier ma vie.

 

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2 réflexions sur “Fille des Villes ou Fille des Champs ?

  1. Je ne connais pas beaucoup Paris, je vis personnellement à Bordeaux. Moi aussi, je suis plutôt née loin de la ville, dans la nature, tout ça. Quand je suis arrivée sur Bordeaux pour faire mes études, je me suis dis que je détesterai le fait d’habiter en ville. Le bruit, la pollution, les gens, partout. Et puis finalement, j’adore. Je me sens incroyablement bien en ville (bon ok, parfois les gens me soûlent). L’animation dans les rues, les lumières du soir, l’effervescence… Mais pour autant, j’apprécie tout à fait de rentrer là où je suis née régulièrement ! Je pense que tout n’est qu’une question d’habitude finalement.

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    1. Tu as entièrement raison ! J’ai longtemps été braquée sur le mode « la ville n’est pas pour moi » et je n’ai jamais laissé sa chance à Paris. Aujourd’hui que je le fais, je me dis que finalement ça me correspond bien. Et puis comme tu dis, quand on retourne d’où l’on vient, on en profite plus et c’est l’occasion de vraiment se ressourcer !

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