Langue de P*te

Ce n’est pas la première fois que des échos de personnes qui ont dit du mal de moi dans mon dos me reviennent aux oreilles. Des pseudos amis, des connaissances, des gens que j’avais croisé, des gens que je n’aimais pas….

Mais ces derniers temps, ça s’était calmé. Ou alors c’est moi qui me suis détachée de tout ça, qui ai fait la sourde oreille. Mais ça a recommencé.

En général, quand ça m’arrive, ça me fait comme un coup de poing dans le ventre, quelque soit la personne qui est à l’origine de ces médisances. D’abord, la trahison puis la destruction de peu de confiance que je peux avoir en moi à ce moment là et enfin, les questions. Et si ils avaient raison ? Et si c’était de ma faute qu’ils puissent penser ça ?

Je mettais énormément de temps à m’en remettre. J’avais l’impression de toujours tout faire de travers. Que chacune de mes actions, chacun de mes mots étaient sujets à interprétation et médisance. Oui, je sais, ça fait très égocentrique dit comme ça. Comme si j’avais assez d’importance pour que les gens m’accordent autant d’attention !


Je ne sais pas si c’est que j’ai mieux su m’entourer, me faire discrète ou faire la sourde oreille. Mais ça ne m’était pas arrivé depuis un moment. Jusqu’à la semaine dernière.

Comme toujours, dans ce genre d’histoire, ce sont des échos qui me sont revenus aux oreilles. Alors je ne suis pas idiote, j’ai appris à ne pas tout prendre au pied de la lettre mais je sais également qu’il n’y a pas de fumée sans feu ( oui, je fais un concours d’expressions bateau ! ). Quelques soient les termes utilisés, des choses ont été dites.

Bizarrement, j’ai été très calme quand je l’ai su. Ca ne m’a pas étonné. Et c’est là que j’ai réalisé. 10 ans dans ce panier de crabes et je ne suis pas étonné, pas déçue. Je sais très bien que ça se passe comme ça. Que tout le monde parle sur tout le monde. Et je me suis demandé ce que je faisais là dedans. Alors que je sais pertinemment que je n’y ai jamais trouvé ma place. Incapable de m’en éloigner pourtant, j’ai longtemps persisté. Mais là je ne peux plus.

Et puis la colère est montée, très sourde.

En colère, je le suis toujours même après quelques jours. J’y pense encore. Alors que je ne devrais pas y accorder autant d’importance. Ca n’en vaut pas la peine.

Comme à mon habitude, j’ai d’abord analysé. Pourquoi dire ce genre de choses ? Qu’ai-je pu faire pour provoquer de telles paroles ? Est-ce que je suis réellement comme on me décrit ? Est-ce que j’ai réellement fait les choses que l’on me reproche ?

J’ai bien conscience que je n’ai pas un caractère facile. Que mon attitude peut parfois prêter à confusion, que je peux paraître hautaine et arrogante sans le vouloir alors que c’est juste une manière de me protéger. Mais depuis 10 ans, ils me connaissent. Alors pourquoi ?

Ma mère me dirait que c’est de la jalousie. Oui, mais elle me voit avec ses yeux de maman. Pour moi, je ne vois pas comment je pourrai provoquer de la jalousie. Je n’ai rien de particulier. Alors peut-être que j’ai dérangé à un moment donné.

Mais j’ai compris que je ne saurai jamais le pourquoi du comment. Et que ça ne changerai de toute façon pas l’impact blessant des actes et des paroles.

Il faut un temps où j’aurai essayé de me racheter, d’arrondir les angles, de me faire pardonner d’actes que je n’avais pas commis. Plus maintenant. Je ne m’excuserai plus pour qui je suis. Je ne supplierai plus pour qu’on m’apprécie.

J’aimerai dire que ça ne me fait plus rien, que ça me glisse dessus. Ce n’est pas le cas mais je ne dois plus les laisser me fragilité ou du moins leur montrer que ça me fragilise. Ce sont des rapaces, ils en profiteraient. Ils l’ont déjà fait d’ailleurs. Et je crois que c’est aussi ça grandir, comprendre ce genre de choses.

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2 réflexions sur “Langue de P*te

  1. Tu as bien raison de ne pas t’excuser, il manquerait plus que ça !!!
    Quand des méchancetés sur moi me reviennent aux oreilles, par contre, je m’énerve tout de suite, j’arrive pas à rester calme.

    Dernier dialogue en date (remontant à il y a un mois et demi à peu près):
    S: tu vois qui c’est Alizé ?
    Moi, enjouée: oui oui je vois qui c’est !
    S: elle a dit que t’avais une sale gueule
    Moi: ah ouais… tu veux dire LA NAINE LÀ ? parce qu’avec son mètre vingt elle a réussi à la voir, ma gueule ?!
    (mais il y a 70% de chances pour qu’elle n’ait jamais dit ça en fait, vu le contexte de la discussion)

    Ou alors, une source sûre m’avait dit qu’une autre pouffiasse s’était foutue de moi il y a une dizaine d’années. Je l’avais pas ratée (la pouffiasse, pas la source sûre)… remarques bien placées, gros vents quand je faisais la bise dans un groupe où elle était là, fausses crèves quand elle venait me faire la bise, commentaires quand elle prenait la parole en cours, quand elle faisait un exposé et que j’étais dans son axe de vision je levais les yeux au ciel / soufflais / dessinais / rigolais avec mes voisins… je crois que si on avait pas compris on n’avait plus compris que je l’aimais pas 😀
    Je fais pas les choses à moitié quand j’aime pas quelqu’un ! Et il faut pas me critiquer sans raison sinon voilà ce que ça donne lol !!!!

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